Guide d’achat robot aspirateur laveur 2026 : comment bien choisir

Tout ce qu’il faut vérifier avant d’acheter, dans l’ordre, avec les chiffres. Écrit à partir des 50 modèles de la base et de leurs 53 caractéristiques constructeur.

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Le guide en 30 secondes

  1. Mesurez la garde au sol de votre canapé et de votre lit : c’est elle qui décide de la moitié de la surface réellement nettoyée.
  2. Mesurez vos seuils de porte : une barre de 25 mm coupe le logement en deux.
  3. Identifiez vos sols : parquet = débit d’eau maîtrisé, carrelage = pression, moquette = relevage total.
  4. Si vous avez des tapis, exigez au moins 12 mm de relevage de serpillière. En dessous, ils seront mouillés.
  5. Regardez le coût annuel des consommables : il va de 46 € à 175 € selon les modèles.

Étape 1 : Mesurer, mais pas ce que vous croyez

Deux mesures comptent, et la plus importante n’est pas la surface.

La garde au sol de vos meubles. Prenez un mètre et mesurez sous le canapé, sous le lit, sous la commode et sous le meuble de télévision. Notez la plus petite valeur. C’est elle qui détermine la surface que le robot pourra réellement atteindre, et c’est précisément là que la poussière s’accumule, parce que personne n’y passe jamais l’aspirateur à main.

Les modèles de notre base vont de 7,2 cm à 11,7 cm. Sur un canapé à 9 cm de garde au sol, cette différence sépare un robot qui nettoie dessous d’un robot qui bute contre le pied. Nous publions la hauteur au millimètre pour chaque modèle, ce que les fiches produit noient en fin de caractéristiques.

La surface, ensuite. Prenez la surface réellement accessible : hors salle de bain si la porte reste fermée, hors chambre d’enfant encombrée. Puis appliquez une marge de 30 % à la valeur annoncée par le constructeur, qui est mesurée en mode éco, sur un plateau dégagé, portes ouvertes.

Enfin, mesurez vos seuils de porte. Une barre de seuil de 25 mm arrête la moitié des modèles du marché. Nous publions la hauteur réellement franchie, mesurée, pas celle annoncée.

Étape 2 : Identifier ses sols : c’est eux qui décident du système de lavage

C’est le point le plus spécifique à cette catégorie, et celui que les vendeurs traitent le plus mal.

Parquet massif et stratifié. Le risque n’est pas la propreté, c’est l’eau. Un débit non maîtrisé fait gonfler les joints d’un stratifié en une saison et grise un parquet huilé. Il faut un débit réglable, réglé au minimum, une brosse en caoutchouc, jamais de poils sur un vernis mat, et une serpillière qui se relève pour ne pas repasser humide sur une zone déjà lavée.

Carrelage. C’est le seul sol où l’on peut mettre de la pression et de l’eau sans réserve. Le problème n’est pas la dalle mais le joint : creux et poreux, il retient la saleté qu’une serpillière plate survole. Visez au moins 4 N de pression, 8 N si vos joints sont très creux. L’eau chaude fait une différence visible sur les taches grasses de cuisine.

Moquette et tapis. Deux exigences cumulatives : une aspiration d’au moins 8 000 Pa, ou des rouleaux contrarotatifs, qui extraient mieux à puissance égale, et une serpillière qui se met hors d’atteinte. Une serpillière humide sur une moquette laisse une auréole permanente.

Sols mixtes. C’est la configuration française la plus courante, et la plus exigeante : le robot doit changer de comportement pièce par pièce, seul. Cela suppose une cartographie avec réglages différenciés, et une détection de tapis qui déclenche un relevage, pas seulement une hausse de puissance.

Étape 3 : Comprendre les trois systèmes de lavage

L’écart de résultat entre les trois est bien plus grand que l’écart de prix ne le laisse penser.

  1. La serpillière plate. Un chiffon humide traîné sous le robot. Elle dépoussière et humidifie ; elle ne lave pas. Aucune pression, aucun mouvement propre. Sur nos tests, elle n’efface jamais une tache séchée. À considérer comme une fonction d’appoint, pas comme un argument d’achat.
  2. Les disques rotatifs. Deux disques de tissu tournent à environ 180 tours par minute en appuyant sur le sol. Le mouvement décolle réellement. Les modèles extensibles sortent un disque sur le côté pour laver au ras des plinthes. Limite : les disques se salissent au fil du cycle et redéposent, sauf si la station les rince en cours de route.
  3. Le rouleau laveur à alimentation continue. Un rouleau de microfibre sur toute la largeur, alimenté en eau propre en permanence, avec un racloir qui essore l’eau sale au fur et à mesure. Le tissu au contact du sol est donc toujours propre. C’est le meilleur résultat mesuré, avec 7 à 10 N de pression. Limite : il se charge de cheveux et demande un rinçage manuel mensuel.

Une quatrième voie mérite d’être citée : la serpillière escamotable, qui se range entièrement dans le châssis ou se relève au-dessus du robot. Elle lave mal, mais elle garantit qu’aucun tapis ne sera jamais mouillé. Sur un logement rempli de tapis, c’est un arbitrage défendable.

Étape 4 : Raisonner en coût sur cinq ans, pas en prix d’achat

Deux robots à 900 € peuvent revenir à 1 250 € et à 1 550 € au bout de cinq ans. Quatre postes expliquent l’écart, et aucun n’est affiché en magasin.

Les sacs de station. De 3 à 7 € l’unité. La vraie variable n’est pas le prix mais la capacité : un sac de 4 litres tient dix semaines, un sac de 2,4 litres en tient six, soit cinq sacs par an contre neuf. Sur cinq ans, cela fait vingt sacs d’écart.

Les filtres. De 8 à 22 €, deux à trois par an. Un filtre encrassé fait chuter l’aspiration de 30 % : ce n’est pas un consommable qu’on peut sauter.

La brosse principale. De 12 à 45 €. Une brosse dotée d’un vrai dispositif anti-emmêlement dure deux fois plus longtemps, parce qu’on ne la découpe pas aux ciseaux tous les mois.

Les serpillières. De 8 à 29 € le jeu. Les rouleaux laveurs sont les plus chers et les plus spécifiques à chaque marque.

Notre colonne « coût annuel des consommables » additionne les quatre, à partir des prix unitaires que nous publions ligne à ligne. Elle va de 46 € à 175 € selon les modèles, médiane à 117 €. Sur cinq ans, l’écart entre les deux extrêmes dépasse 600 €, soit le prix d’un second robot.

Reste la batterie, autour de la quatrième année : 39 à 119 €. Vérifiez surtout si elle est remplaçable par l’usager. Un retour SAV, c’est 150 à 250 € et deux à trois semaines.

Étape 5 : Trier les options utiles de l’argument de catalogue

Vraiment utiles : le dispositif anti-emmêlement, qui supprime le geste d’entretien le plus détesté de la catégorie ; la détection des déjections d’animaux si vous avez un chien ou un chat, le scénario qu’elle évite justifie à lui seul le surcoût ; le relevage de serpillière d’au moins 12 mm dès qu’il y a un tapis ; la cartographie multi-étages dans une maison.

Utiles selon le contexte : le lavage à l’eau chaude de la serpillière, décisif si vos serpillières prennent les odeurs, sans effet sur un logement sans animal ; le raccordement à l’arrivée d’eau, qui supprime les bidons mais suppose un point d’eau à proximité ; la station verticale, si votre seul emplacement disponible est un couloir étroit.

Rarement décisives : la puissance d’aspiration au-delà de 12 000 Pa, dont l’effet n’est mesurable que sur moquette épaisse ; la commande vocale, que l’on utilise trois fois puis plus jamais ; le mode surveillance par caméra, qui suppose un robot immobile et une connexion permanente ; les modes de nettoyage multiples dont deux seulement diffèrent réellement.

Les 9 erreurs qui font regretter son achat

  1. Acheter sans mesurer sous ses meubles. Un canapé à 9 cm de garde au sol élimine la moitié du marché. Mesurez avant, pas après : c’est là que la poussière s’accumule.
  2. Se fier à la puissance en pascals. Aucune norme n’encadre cette mesure. Entre 8 000 et 20 000 Pa, l’écart réel n’est visible que sur moquette épaisse.
  3. Ignorer le relevage de la serpillière. Sous 10 mm, vos tapis seront mouillés, quelle que soit la « détection de tapis » annoncée. Le seuil réel est 12 mm.
  4. Oublier le coût des consommables. De 46 à 175 € par an selon les modèles. Sur cinq ans, l’écart entre les deux extrêmes dépasse 600 €.
  5. Prendre une station sans mesurer sa place. 40 à 50 cm de large, jusqu’à 60 cm de haut, et un dégagement d’un mètre devant. Dans un couloir, ça ne passe pas.
  6. Négliger les seuils de porte. Une barre de seuil de 25 mm coupe le logement en deux. Vérifiez la hauteur réellement franchie, pas celle annoncée.
  7. Croire qu’un robot laveur remplace la serpillière. Il maintient un sol propre ; il ne rattrape pas un sol qui ne l’est plus. Aucun ne fait les angles ni les escaliers.
  8. Choisir un modèle sans anti-emmêlement avec des cheveux longs. Le manchon se forme en deux à trois semaines et bloque la brosse. Le démêler aux ciseaux devient un rituel mensuel.
  9. Programmer le robot en votre absence avec un animal non éduqué. Sans détection des déjections, le robot étale sur toute la surface. C’est irréversible et c’est le scénario le plus remonté.

Les modèles phares 2026

Les 12 mieux notés de notre base, tous niveaux d’automatisation confondus. Fourchette globale : 159 € à 1 599 €.

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12 modèles

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Comparatif de 12 robots aspirateurs laveurs sur 53 caractéristiques
Modèle Note/10 Offre MarqueSystème de navigationPuissance d’aspiration annoncéePaSystème de lavageHauteur de relevage de la serpillièremmAutonomie annoncéeminHauteur du robotcmCoût annuel des consommablesDurée de garantieansPrix constaté
Roborock Saros 10R 9,0 Voir le prix RoborockStarSight 2.0 (double capteur solide-state, sans tourelle)22 000 PaDouble disque rotatif extensible22 mm180 min7.98 cm147 €2 ans1 599 €
Roborock S8 MaxV Ultra 8,9 Voir le prix RoborockLiDAR rotatif + Reactive AI 3.010 000 PaDouble disque rotatif extensible20 mm180 min10.3 cm147 €2 ans1 299 €
Dreame X50 Ultra 8,9 Voir le prix DreameLiDAR rétractable + VSLAM20 000 PaDouble disque rotatif extensible10.5 mm200 min10.4 cm121 €2 ans1 499 €
Narwal Freo Z Ultra 8,9 NarwalLiDAR + double caméra RGB12 000 PaDouble disque rotatif à pression variable12 mm210 min10.4 cm134 €2 ans1 199 €
Dreame X40 Ultra 8,8 Voir le prix DreameLiDAR + VSLAM12 000 PaDouble disque rotatif extensible10.5 mm180 min10.4 cm121 €2 ans1 099 €
Ecovacs Deebot X8 Pro Omni 8,8 EcovacsLiDAR + TrueMapping 3.018 000 PaRouleau laveur à alimentation continue (OZMO Roller)15 mm180 min10.4 cm154 €2 ans1 399 €
SwitchBot S20 Pro 8,8 SwitchBotLiDAR + caméra12 000 PaRouleau laveur à alimentation continue15 mm190 min9.8 cm108 €2 ans1 199 €
Roborock Qrevo Curv 8,7 Voir le prix RoborockLiDAR rotatif + Reactive AI18 500 PaDouble disque rotatif extensible10 mm180 min10.3 cm147 €2 ans1 099 €
Roborock F25 Ultra 8,7 Voir le prix RoborockLiDAR + Reactive AI12 000 PaRouleau laveur à contre-rotation12 mm165 min9.6 cm146 €2 ans899 €
Eufy E28 Omni 8,7 Voir le prix EufyLiDAR + caméra RGB20 000 PaDouble disque rotatif extensible12 mm190 min9.8 cm122 €2 ans999 €
Ecovacs Deebot X5 Pro Omni 8,6 Voir le prix EcovacsLiDAR intégré au châssis (sans tourelle)12 800 PaDouble disque rotatif extensible10 mm180 min8.1 cm148 €2 ans1 099 €
Dreame L40 Ultra 8,5 Voir le prix DreameLiDAR + VSLAM11 000 PaDouble disque rotatif extensible10.5 mm180 min10.35 cm114 €2 ans849 €

Voir les 50 modèles →

Lexique : les 10 termes à connaître

Pascal (Pa)
Unité de dépression utilisée pour annoncer la puissance d’aspiration d’un robot. Aucune norme n’en encadre la mesure : chaque fabricant l’obtient dans ses propres conditions, et les valeurs ne sont pas comparables d’une marque à l’autre. Entre 8 000 et 20 000 Pa, l’écart n’est mesurable que sur moquette épaisse.
Relevage de la serpillière
Hauteur, en millimètres, dont le robot soulève sa serpillière quand il détecte un tapis. C’est la donnée qui détermine si vos tapis resteront secs. Sous 10 mm, la serpillière frotte le sommet des poils et les mouille ; 12 mm est le seuil réel ; certains modèles escamotent entièrement la serpillière dans le châssis.
LiDAR
Capteur laser rotatif qui mesure la distance des murs et des obstacles à 360° et en déduit un plan à l’échelle du logement. C’est la navigation la plus précise et la seule qui fonctionne dans l’obscurité totale. Sa tourelle ajoute en revanche 1 à 2 cm à la hauteur du robot, ce qui l’empêche de passer sous certains meubles.
Station tout-en-un
Base qui vide le bac du robot dans un sac scellé, rince et essore sa serpillière, la sèche à l’air chaud et remplit son réservoir d’eau propre. Elle réduit l’intervention humaine à remplir un bidon et changer un sac, au prix d’un encombrement de 40 à 50 cm et de 86 à 175 € de consommables par an, contre 46 à 90 € pour un modèle sans station.
Rouleau laveur à alimentation continue
Système de lavage où un rouleau de microfibre est alimenté en eau propre en permanence, tandis qu’un racloir essore l’eau sale au fur et à mesure. Le tissu au contact du sol est donc toujours propre, contrairement à une serpillière qui se charge de saleté au fil du cycle. C’est le système qui donne les meilleurs résultats sur tache séchée.
Anti-emmêlement
Dispositif mécanique qui empêche les cheveux et les poils longs de s’enrouler autour de la brosse. Trois solutions existent : des peignes fixes qui raclent le rouleau, une lame de coupe qui sectionne les cheveux, ou des rouleaux contrarotatifs sans axe central autour duquel s’enrouler. Sans dispositif, un manchon de cheveux bloque la rotation en deux à trois semaines.
vSLAM
Localisation et cartographie simultanées par vision. Le robot reconnaît des points de repère visuels au plafond ou dans la pièce et en déduit sa position. Moins coûteux qu’un LiDAR et sans tourelle, donc plus plat, mais inopérant dans le noir complet.
Mode local
Capacité d’un robot à fonctionner et à être piloté sans passer par les serveurs du fabricant. Rare dans cette catégorie. Son absence a deux conséquences : le plan de votre logement et, sur les modèles à caméra, des images de son intérieur sont stockés hors de chez vous ; et si le fabricant ferme son service, l’application cesse de fonctionner.
Hauteur de seuil franchie
Hauteur maximale d’une barre de seuil ou d’une marche que le robot passe réellement en charge, mesurée avec des cales calibrées. Elle est souvent inférieure à la valeur annoncée. Une barre de seuil de 25 mm arrête la moitié des modèles du marché et coupe le logement en deux zones que le robot ne reliera jamais.
Coût annuel des consommables
Somme du prix des sacs, filtres, brosses et serpillières nécessaires sur une année d’usage normal. Il va de 46 € à 175 € selon les modèles de notre base, pour une médiane à 117 €. Sur cinq ans, l’écart entre les deux extrêmes dépasse 600 €, soit davantage que la différence de prix d’achat entre beaucoup de modèles concurrents.

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Questions fréquentes

Quel est le meilleur robot aspirateur laveur en 2026 ?

Il n’existe pas de meilleur robot universel, et se méfier de tout comparatif qui en désigne un est le premier bon réflexe. La machine idéale dépend de quatre variables qui vous sont propres : la surface à traiter, le type de sol, la présence ou non de tapis, et la hauteur de garde au sol de vos meubles.

Ce que l’on peut affirmer, chiffres à l’appui :

  • Studio ou T2 sans tapis : un modèle à 250-400 € avec LiDAR suffit largement. Ne payez pas la station tout-en-un, elle occupera 5 % de votre séjour.
  • T3 ou T4 à sols mixtes : c’est le cœur du marché. Comptez 600 à 1 000 € pour une station complète et un relevage de serpillière d’au moins 12 mm.
  • Tapis épais ou moquette : le relevage de serpillière devient le critère n°1, avant la puissance. Sous 10 mm, votre tapis sera mouillé.
  • Meubles bas : mesurez la garde au sol de votre canapé avant tout le reste. La moitié des modèles font 10,4 cm et ne passeront jamais dessous.

C’est précisément pour cela que nous avons construit un simulateur plutôt qu’un palmarès figé : donnez votre surface, votre budget, la hauteur de vos meubles et la présence de tapis, et le tableau ne garde que ce qui vous convient.

Comment fonctionne un robot aspirateur laveur ?

Trois sous-systèmes indépendants, qu’il faut évaluer séparément.

La navigation. Deux écoles. Le LiDAR balaie la pièce au laser et construit un plan à l’échelle : précis, régulier, fonctionne dans le noir, mais la tourelle ajoute 1 à 2 cm de hauteur. La caméra reconnaît la nature des obstacles, un câble, une chaussette, une déjection, ce que le LiDAR ne sait pas faire. Les meilleurs modèles combinent les deux.

L’aspiration. Un rouleau brosse le sol, une turbine aspire. La puissance annoncée en pascals est le chiffre le plus mis en avant et l’un des moins utiles : entre 8 000 et 20 000 Pa, la différence n’est mesurable que sur moquette épaisse. Ce qui compte davantage, c’est la nature de la brosse et la présence d’un dispositif anti-emmêlement.

Le lavage. Trois systèmes, très inégaux. La serpillière plate traîne un chiffon humide : elle dépoussière, elle ne lave pas. Les disques rotatifs tournent en exerçant une pression : ils décollent réellement. Le rouleau laveur à alimentation continue est le seul dont le tissu au contact du sol est toujours propre, c’est aussi le plus efficace sur une tache séchée.

S’y ajoute la station, qui vide le bac, rince, essore et sèche la serpillière, et remplit le réservoir. C’est elle qui transforme un appareil qu’on entretient chaque semaine en appareil qu’on oublie deux mois.

Un robot laveur remplace-t-il vraiment la serpillière ?

Non, et aucun comparatif honnête ne vous dira le contraire. Ce qu’il fait, et très bien, c’est maintenir un sol propre. Ce qu’il ne fait pas, c’est rattraper un sol qui ne l’est plus.

Sur nos protocoles, une tache de café séchée depuis douze heures est effacée en un passage par un rouleau laveur à 10 N de pression, en deux à trois passages par des disques rotatifs, et jamais par une serpillière plate. Une tache grasse de cuisine résiste à tout sauf à l’eau chaude et à la pression.

La bonne façon de voir les choses : le robot supprime le lavage hebdomadaire du sol, il ne supprime pas le nettoyage ponctuel d’une tache. Et il ne fera jamais les angles, le dessous des radiateurs, ni les marches d’escalier.

Faut-il une station tout-en-un ?

Oui si vous avez plus de 70 m² ou un animal ; non si vous vivez dans un studio. C’est le seul arbitrage qui compte, et il n’est pas de nature technique mais spatiale.

Une station tout-en-un mesure 40 à 50 cm de large, 45 à 55 cm de profondeur et jusqu’à 60 cm de haut. Dans 30 m², c’est un meuble. Dans 100 m², c’est un détail.

Ce qu’elle apporte réellement : le bac se vide seul dans un sac scellé, décisif pour un allergique ,, la serpillière est rincée entre les pièces au lieu d’étaler la saleté du couloir dans la chambre, et elle est séchée à l’air chaud, ce qui supprime l’odeur de chiffon humide.

Ce qu’elle coûte, au-delà du prix d’achat : de 86 à 175 € de consommables par an selon les marques, contre 46 à 90 € pour un modèle sans station. Nous publions ce chiffre pour chaque modèle, parce qu’un écart de 80 € par an représente 400 € sur cinq ans.

Mon robot va-t-il mouiller mes tapis ?

Oui, si son relevage de serpillière est inférieur à 10 mm. C’est le défaut le plus remonté par notre communauté, et le plus facile à éviter, à condition de disposer du chiffre, que presque personne ne publie.

Le principe est simple : quand le robot détecte un tapis, il soulève sa serpillière. La question est : de combien ? Voici ce que nous constatons :

  • 0 mm, la serpillière ne se relève pas du tout. Le robot est censé contourner les tapis ; en pratique il les frôle et mouille les bords. À réserver aux logements sans aucun tapis.
  • 7 à 10 mm, suffisant pour un tapis fin de type kilim. Insuffisant dès que les poils dépassent un centimètre.
  • 12 mm et plus, c’est le seuil réel. Les tapis restent secs.
  • Serpillière escamotée dans le châssis, la solution radicale, proposée par iRobot. Aucun risque, jamais.

Notre colonne « hauteur de relevage de la serpillière » publie la valeur pour chaque modèle, et notre page dédiée aux tapis à poils longs filtre automatiquement la base.

Combien coûte un robot aspirateur laveur sur cinq ans ?

Son prix d’achat plus 230 à 875 € de consommables, et l’écart entre deux modèles au même tarif peut dépasser 400 €.

Quatre postes, qu’aucune fiche produit n’additionne :

  • Les sacs de station : 3 à 7 € l’unité, cinq à neuf par an selon la capacité. Un sac de 4 litres dure dix semaines, un sac de 2,4 litres en dure six.
  • Les filtres : 8 à 22 €, deux par an.
  • La brosse principale : 12 à 45 €, une par an.
  • Les serpillières : 8 à 29 € le jeu, deux jeux par an.

Nous publions le total sous l’intitulé « coût annuel des consommables ». Il va de 46 € à 175 € selon les modèles, avec une médiane à 117 €. C’est probablement la colonne la plus rentable de tout notre tableau.

S’y ajoute la batterie, autour de la quatrième année : de 39 à 119 €, et surtout, est-elle remplaçable par l’usager ? Sur les modèles où elle impose un retour SAV, comptez le double et deux semaines d’immobilisation.

LiDAR ou caméra : que choisir ?

Les deux, si le budget le permet ; le LiDAR seul si vous devez choisir.

Ils ne résolvent pas le même problème. Le LiDAR répond à « où suis-je et où sont les murs ». Il produit un plan régulier, fonctionne dans l’obscurité totale, et permet des zones interdites fiables. Sans lui, un robot tourne en zigzag et oublie des zones.

La caméra répond à « qu’est-ce que cet objet au sol ». Elle reconnaît un câble, une chaussette, un jouet, une déjection d’animal, et les contourne. C’est la seule protection réelle contre le scénario que tout propriétaire d’animal redoute.

Deux réserves sur la caméra. Elle voit mal dans le noir, sauf sur les modèles à éclairage intégré. Et elle filme l’intérieur de votre logement : sur la quasi-totalité des modèles, ces images transitent par un serveur du fabricant. Notre colonne « fonctionne sans cloud » indique les rares exceptions.

Que sait mon robot aspirateur de mon logement ?

Beaucoup plus qu’on ne l’imagine, et c’est une question qui mérite d’être posée avant l’achat plutôt qu’après.

Un robot cartographié connaît le plan à l’échelle de votre logement : surface de chaque pièce, emplacement des meubles, largeur des couloirs. Les modèles à caméra disposent en plus d’images de l’intérieur, souvent au niveau du sol mais pas toujours. Certains permettent une inspection à distance en direct.

Sur la majorité des modèles, ces données sont stockées sur les serveurs du fabricant, souvent hors d’Europe. Deux conséquences pratiques : la première est une question de confidentialité, la seconde est plus concrète, si le fabricant ferme son service, l’application cesse de fonctionner et le robot devient un appareil basique. Cela s’est déjà produit sur plusieurs marques.

Quelques modèles font exception, avec une API locale documentée ou une compatibilité Matter qui permet un pilotage sans compte cloud. Ils sont regroupés sur notre page robots utilisables sans cloud.

Notre méthodologie en bref

Chaque modèle est noté sur 12 critères pondérés à partir de nos protocoles de mesure sur parquet, carrelage et tapis, de la mesure physique du robot au pied à coulisse, des tarifs de consommables relevés chez les distributeurs officiels et des retours de notre communauté. Aucune marque ne paie pour figurer ni pour être mieux classée.

La méthodologie complète →